Travailler en Thaïlande, du voyage à l’expatriation 2/3

travailler en thailande et offre d'emploi

Travailler en Thaïlande, nous retrouvons Laurent, qui après avoir fait une première découverte de la Thaïlande, commence à faire ses premiers pas en tant qu’expatrié à Bangkok.

Travailler en Thaïlande, Première immersion

Travail en Thaïlande, ce qu’il faut savoir

Je décide dès le début d’orienter les articles sur l’emploi en Thaïlande, apprendre la langue Thaïe, se déplacer en Thaïlande, être autonome à Bangkok, la gastronomie thaïlandaise, les sorties originales au Pays du Sourire, connaître les personnalités thaïlandaises…

En analysant les statistiques de mon blog, il apparait clairement avec le nombre de lecteurs grandissant, que les articles les plus lus par ordre décroissant, concernaient l’emploi à Bangkok, les moyens de transport et les écoles de langue pour apprendre le Thaï.

Ce dernier sujet (écoles de langue thaïe) était celui sur lequel j’avais le plus de demandes d’informations complémentaires de la part de mes lecteurs. Que ce soit dans les commentaires ou les messages privés. J’entrepris alors de compléter mes articles les plus populaires en rédigeant de front deux guides, l’un sur les transports en commun dans le centre de Bangkok l’autre sur le marché de l’emploi en Thaïlande.

Conscient qu’avant de vendre un eBook sur le net, les lecteurs ont besoin d’avoir confiance dans l’auteur à travers son expertise et ses articles, je décide après deux mois de rédaction, de publier gratuitement mon premier guide sur « les transports en commun dans le centre de Bangkok ». Il est d’ailleurs disponible, depuis fin Aout 2011, en téléchargement libre sur mon blog.

Le guide 2012 sur « le marché de l’emploi en Thaïlande » serait donc mon premier produit commercial. Fort de mes années d’expériences acquises dans ce domaine, la rédaction me prendra dix mois. Désirant créer un produit de qualité, je le propose en décembre 2011 à la relecture aux membres du forum « Thaï-Issan ». J’avais choisi ce forum car il était correctement modéré par son webmaster (Olivier de Loei), évitant ainsi de rencontrer divers personnages aigris avides de polémique. La maturité et la sagesse de ces membres m’assura des retours de critiques constructives, me permettant de peaufiner ce guide.

Travailler en Thaïlande lors d'une expatriationJe recommande d’ailleurs à toutes les personnes décidées à rédiger un eBook, de prendre des relecteurs sur un forum de qualité, afin de s’assurer de la valeur de leur livre avant publication. Je l’ai vécu comme étant une excellente expérience et la renouvellerai lors d’une prochaine publication.

Le 1er février 2012 je lançais enfin sur mon blog le guide 2012 sur « le marché de l’emploi en Thaïlande ».

Le B.A. BA de l’emploi en Thaïlande

Il faut de suite se mettre à l’aise avec un principe thaï, la Thaïlande fait de la ségrégation sur le recrutement d’étrangers venant travailler dans le Royaume, et réserve toute une liste de métiers aux Thaïlandais.

expatriés et travail en ThaïlandePar exemple, si vous êtes chauffeur de taxi, vous trouverez immédiatement du travail à New York, mais cet emploi vous sera interdit en Thaïlande.

Il en va de même si vous êtes coiffeur, vous ne pourrez pas exercer votre métier dans le Royaume. Par contre vous pouvez créer un salon de coiffure, avec un associé thaïlandais majoritaire. Vous dirigerez votre salon, vous embaucherez des coiffeurs thaïlandais, vous pourrez leur enseigner votre façon de travailler, mais en aucun cas vous n’aurez le droit de couper les cheveux d’un client !

Là en principe, le fait d’avoir un associé thaïlandais majoritaire, doit commencer à vous chagriner. Ne vous inquiétez pas, en faisant rédiger les actes de création de votre société par un avocat francophone de Bangkok, vous aurez les pleins pouvoirs sur votre activité !

Bien qu’en France, on puisse malheureusement trouver des caissières de supermarché diplômé bac+5 en philosophie, la Thaïlande avec seulement 1% de chômage exigera pour certaines professions, une licence (« Bachelor Degree »). S’il est évident que ce niveau de diplôme soit demandé pour être Professeur, il est surprenant et sélectif de constater que pour travailler en Thaïlande on  demandera ce niveau d’étude pour être réceptionniste d’un hôtel étoilé.

offre d'emploi Thaïlande expatriationSachez la prochaine fois que vous ferrez enregistrer vos bagages à l’aéroport de Bangkok, que ce personnel doit être titulaire d’une licence pour exercer ce métier !!! En fait, avec au moins ce diplôme, les recruteurs s’assurent d’un minimum de niveau d’anglais de leur personnel.

Vous le voyez venir, si vous êtes jeune, une licence est le diplôme minimal qu’il vous faudra posséder pour postuler sur un emploi en Thaïlande. Si vous êtes un sénior, non diplômé, mais bardé d’une expérience dont une part à l’international, alors vous avez-vous aussi vos chances.

Spécificité française, les Chefs cuisiniers, pâtissiers ont bien sûr toutes leurs chances sans devoir posséder de licence ! J’ai aussi eu l’occasion de voir des offres d’emploi pour des sommeliers…

« Je n’ai pas de diplôme, alors il n’y a rien pour moi ? » Et bien c’est plus rare, mais j’ai aussi trouvé des offres d’emploi dans l’industrie pétrolière réservées à des étrangers qui ne nécessitaient pas de licence. Par exemple, le dernier en date concernait un poste de magasinier sachant lire, écrire et parler en français et en anglais…

Se préparer 

Ceux qui comme moi tiennent un blog, on pu constater que si les lecteurs peuvent intervenir via les commentaires, d’autres plus nombreux plus timides ou pudiques préfèrent nous contacter directement par messages privés.

J’ai reçu ce mois-ci 5 mails de candidats à l’expatriation en Thaïlande, me demandant des conseils personnalisés. Sur 4 de ces messages, mes interlocuteurs n’étaient jamais venus en Thaïlande, mais voulaient quitter la France. Leur désespoir se ressentant entre les lignes de leur courrier, je leur ai prodigué les conseils suivants afin de leur éviter de faire une bêtise en partant tête baissée :

Le premier séjour touristique 

Venir en touriste une première fois avec un tour opérateur. Le principe est de prendre le pouls du pays. Certes, ce genre de programme vous fait découvrir les lieux les plus touristiques du pays au pas de course pendant 10 à 15 jours, mais au moins vous aurez vu ces « high spots » de la Thaïlande, vous aurez été « sensibilisé » aux us et coutumes thaïs, vous découvrirez la cuisine thaïe, vous aurez vu divers paysages…

travailler en Thaïlande, l'expatriationRegardez les différentes formules proposées par les voyagistes, on trouve des parcours itinérants  à de très bons tarifs !

Pour terminer de comprendre l’intérêt d’un séjour organisé, je recommande de vous imaginer un étranger (non francophone) qui désire s’installer en France. Si celui-ci vous dit connaitre la France parce qu’il est déjà venu en France à plusieurs reprises, a atterri à chaque fois à Roissy, a visité sur Paris le parc Disney, le Louvre, mangé à la Tour Eiffel, pris l’avion pour Nice et passé 15 jours à St Troppez en été… Vous allez faire un bond, et dire que cette personne ne connait pas la France et les Français !

Maintenant si la même personne a visité la France avec un tour opérateur : quelques jours pour voir les attraits de Paris, puis direction les châteaux de la Loire, étape gastronomique dans le Sud-Ouest, puis direction les Alpes avec le village médiéval d’Yvoire, dégustation fromagère dans une fruitière, un tour sur les plages de la Côte d’Azur, une bouillabaisse à Marseille, retour sur Paris en faisant les hospices de Baunes… Bref un beau parcours touristiques, mais là il a vu plusieurs types de paysages en France, gouté à diverses spécialités culinaires françaises, rencontré (même brièvement) des Français de caractères différents aux accents variés…

offre emploi expatriésCertes, cet étranger ne peut pas revendiquer connaitre la France et les Français, mais son esprit a été sensibilisé  à la diversité française tant au niveau des paysages, villes, gastronomie… Là, soit il n’aime pas, soit il considère que c’est une belle destination touristique, soit c’est le coup de cœur et il peut envisager la deuxième étape (le deuxième voyage touristique).

Retransposez le parallèle que je viens de faire avec un étranger et la France, par vous et la Thaïlande, Roissy et Paris par Suvarnabhumi et Bangkok, le parc Disney et le Louvre et la Tour Eiffel avec Siam Parc et le Grand Palais et le Wat Arun, Nice et St Troppez par Pattaya ou Phuket et Patong Beach…

 Voilà pour la seconde partie du périple de Laurent. Dans la 3ème et dernière partie, vous saurez tout sur la recherche d’emploi en Thaïlande. En attendant, si vous rechercher un travail en Thaïlande, ou si l’expatriation vous tente, dites le dans les commentaires.

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  1. Julien@Voyageur-Independant
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    J’ai été plusieurs fois en thailande et à chaque fois je me suis dit que j’aimerais vivre à Bangkok. ça tombe bien car ma compagne aussi… donc pourquoi pas un jour. Pour le travail, ça semble compliqué donc je vais attendre de vivre de mon blog… Les premiers mois sont encourageants… 😉

    • kevin
      Répondre

      Salut Julien,

      On va tous se retrouver la bas! Oui, vivre de son blog serait la meilleure solution, on est bien parti pour! Bonne continuation.

  2. Henry Zaphiratos
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    Te signale que j’ai écrit un livre de cent pages sur la création de la ville de Saïgon qui s’intitule « Flâneries dans Saïgon, Naissance d’une ville ». Je voudrais le commercialiser par e-book. Connais-tu la marche à suivre ?

    • kevin
      Répondre

      Salut Henry,

      Oui, je connais les démarches. Plus pour la mise en ligne et le système de paiement et page de vente. Envoi moi un mail, je t’explique tout ça.

  3. tunimaal @ Blog d'un Gaijin au Japon
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    Merci pour le conseil concernant le ebook. J’avoue que c’est une bonne idée. Je compte en rédiger un prochainement pour expliquer la méthode que j’ai mise en place pour vivre de mes revenus de professeur de Français en freelance au Japon

    • kevin
      Répondre

      Je l’attends avec impatience, le Japon me tente vraiment. Peut être en fin d’année ou courant 2013. A voir

  4. LaurentDeBangkok
    Répondre

    Vivre de son blog et résider en Thaïlande ou autres pays, facile et complexe à la fois.
    Facile car hormis la France, les USA et quelques pays européens, où la question fiscale n’est pas à prendre à la légère, il faut déterminer si on prend un statut d’expatrié (+ 180 jours hors de France et résidant ailleurs), si on prend un statut de fiscal nomade (+ 180 jours hors de France et vie partagée dans plusieurs autres pays) ou si on reste fiscalement domicilié en France.
    -1- Fiscalement domicilié en France : Un statut d’auto-entrepreneur suffit. Si on vend un eBook, une plateforme de paiement (Paypal, 2CheckOut, …) suffit. Et pour ceux qui sont laxistes, il reste la solution de facilité, en le vendant via Amazon, mais « bonjour » les commissions que cette société se prend!!!
    -2- Fiscal nomade : Même principe pour les plateformes de paiement, mais création d’une société offshore (http://fr.sfm-offshore.com/juridictionsoffshore.html). Et ce n’est pas réservé qu’aux grands groupes, de nombreux travailleurs du net utilisent cette solution.
    -3- Expatrié : Tout dépend du pays. S’il y a l’équivalent du statut d’auto-entrepreneur ou d’indépendant, il suffit de voir un avocat pour la rédaction des statuts. C’est faisable en Thaïlande sous des conditions très strictes, mais cela permet d’avoir un permis de travail et donc de résider tranquillement dans le pays. Ou alors avoir un visa de conjoint, retraité voir étudiant et une société offshore. Fiscalement c’est plus rentable mais plus contraignant au niveau visa.
    @Henry : Bien sûr qu’il y a de nombreuses opportunités commerciales. Il s’agit d’être original et ne pas recopier ce qui est déjà saturé : Bars, restaurants, guest house dans les « high spots » thaïlandais et… sociétés d’exportations!!! Elles sont déjà légion, et cela ne coûte pas chère pour exporter avec enlèvement à domicile jusqu’à livraison dans le port de Marseille…

  5. max
    Répondre

    mais oui,bien sur que je veus m’insatller dans ce merveilleux pays !!!
    mais effectivement,pas evident quand on a un metier qu’on vous refuse educateur sportif,reservé aussi aux thai … je parle 3 langues,mais pas l’anglais helas !!!
    aidez moi,sniiiff !!!

  6. Raphaël
    Répondre

    Bonjour à tous,
    On y viendras tous un jour…. et oui, je fais le pas, je veux venir travailler en Thaïlande.
    Rapide tour d’horizon, bac+5, cadre / consultant dans une très grande entreprise, je me dis que je pourrais surement trouver un job intéressant là bas.
    J’ai visité le pays durant 3 semaines en 2012 avec ma compagne et o na vraiment adoré.

    Je suis donc ouvert à toute proposition de job.

  7. Romain
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    C’est le genre d’articles dont j’ai jamais pris le temps d’ecrire mais c’est vrai que le nombre de candidats a l’expatriation en Thailande m’impressionne.

    Souvent meme apres un seul voyage, le probleme est qu’il y a une grosse difference entre venir ici en vacances, meme dans l’idee de se preparer a une eventuelle expatriation, quand on viens en touriste on a pas la meme vision qu’en tant qu’expat, ne serait ce que par le manque de recul.

    Attention donc a ne pas se faire des desillusions non plus. Quand a l’emploi outre les interdictions que tu evoques c’est aussi le parcours administratif pour obtenir les papiers, visa, permis de travail etc… qui ajoute aux difficulte de s’installer sur du long terme.

    Moi ca fait 5 ans que je suis a Bangkok et si je tiens bon y’a des fois jaimerai vraiment que tout cela soit bien plus simple…

    En attendant si vous avez des questions passez sur mon blog et demandez moi je tacherai de repondre a vos questions avec plaisir !

  8. Fabrice
    Répondre

    Bonjour a tous , après un cinquième séjour en thailand je me décide a sauter le pas , je suis coiffeur et j aimerais implanter un salon a Bangkok , une amie souhaiterait s associer avec moi .

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