Travailler en Thaïlande, du voyage à l’expatriation 1/3

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Travailler en Thaïlande! Pour Laurent, expatrié en Thaïlande depuis 2010, le rêve est devenu réalité. Il nous explique tout le cheminement qui l’a amené à franchir le pas. Cet article se présente en 3 parties.

Travailler en Thaïlande, le commencement d’une expatriation.

Le premier voyage en Thaïlande.

Professeur d’informatique en France pendant 19 ans en Lycée et Université, j’ai eu ma première approche de la Thaïlande, après avoir installé au début des années 2000, mon premier décodeur satellite : le Feu bouquet TPS. Dans cette offre il y avait une chaine « Thaï Global Network (T.G.N.) », l’équivalent thaïlandais de notre TV5 Monde.

Chaque jour en zappant sur la multitude de chaines, j’en arrivais à regarder de plus en plus fréquemment TGN. Sans comprendre le moindre mot à l’époque, j’étais offre d'emploi en Thaïlande pour les expatriésamusé par leurs jeux télé et découvrait, sans encore en connaitre le terme, l’esprit « Sanouk » (amusement) des Thaïlandais.

Piqué par la curiosité, j’en suis venu à me cultiver sur ce pays par diverses recherches sur le net. Puis j’ai eu découvert un site « AsiaFriendFinder », l’équivalent de notre « Meetic » qui m’a permis de faire mes premières connaissances de Thaïlandais(es). Parallèlement ayant acheté la méthode ASSIMIL « Introduction au Thaï » (je la recommande pour débuter) j’ai commencé à apprendre la langue à l’aide du livret et des trois CD.

Première découverte.

A l’été 2006, je me décide enfin à aller visiter ce pays. J’avais prévu d’en faire le tour en deux mois (le privilège des longues vacances d’enseignant) et rencontrer mes correspondants. Après une petite semaine à Bangkok, je suis parti dans le Nord à Chiang Mai et ai rencontré mon deuxième correspondant « Sakorn », qui m’a accueilli, présenté à ses amis, fait découvrir les charmes de sa ville et de sa province en général. Charmé, voir envouté, j’y suis resté tout mon séjour.

Un petit aparté sur Sakorn.

C’est un petit personnage dynamique, plaisantin et malicieux tel que j’aime les Thaïlandais. Il a réussi professionnellement parlant, en rachetant à chaque fois des bars en perte de vitesse, les a remonté et revendu en faisant une plus value. La raison de son succès : D’une part sa personnalité qui nous fait très rapidement devenir ami avec lui et d’autre part, et là est le coté malicieux, il a fait en sorte de récupérer les adresses mail et MSN de ses clients amis. Ainsi tout en conservant régulièrement le contact il pouvait les tenir informer pour leur prochain séjour en Thaïlande où se trouvait son nouveau bar…! Cette méthode lui a ainsi permis de se fidéliser une clientèle internationale qu’il pouvait retrouver d’une année sur l’autre tout en changeant d’établissement.

expatriés en thailande, travail et emploiN’hésitez pas si vous passez par Chiang Mai à aller lui rendre une petite visite, son bar actuel est le « Sassy Lounge » situé sur Loy Khro Road à l’intersection de la Soi 1. Certains de ses anciens clients, dont moi-même d’ailleurs, ont franchis le pas, et se sont expatriés aussi au Pays du Sourire. Je pense en particulier à Marco, un jeune Français, qui a ouvert un restaurant français « Chez Marco » (surprenant non ?) en 2007 sur Loy Khro Road lui aussi. Le succès lui a souri, il a agrandi en 2010 son établissement en doublant sa superficie et sa capacité d’accueil. Il suffit d’écrire sur Google « chez Marco Chiang mai » pour se rendre compte de la popularité qu’il a pu acquérir en seulement quelques années.

 

Et si j’y allais à mon tour ?

Revenons en 2006. Fin Aout je rentre en France, la tête toujours dans les nuages des moments simples de bonheur que je venais de vivre. Mais le 1er septembre, c’est la douche froide ! Rentrée des Professeurs, réunionite barbante sur la joie (???) de se retrouver pour attaquer une nouvelle année scolaire, analyse pédo-psycho-blablabla sur comment résoudre les problèmes blablabla… Au secours ! Ha non ! Mais qu’est ce que je fais là ?

La décision était prise, il fallait que j’y retourne le plus vite possible et que je trouve le moyen de m’expatrier en Thaïlande ! Là ont commencé mes recherches pour trouver un travail en Thaïlande. J’ai démarré en collectant les sites de recherches d’offres demploi en Thaïlande. J’ai découvert le TEFL, le TOEIC, les visas, le « work permit », les lois thaïlandaises régissant le travail pour les étrangers…

Avec le temps et au fur et à mesure de mes autres escapades en Thaïlande, j’ai accru mes connaissances sur le marché de l’emploi en Thaïlande.

J’y vais, j’y vais pas ?

travailler en thailande et offre d'emploiAu cours de l’année qui a suivi, j’ai trouvé plusieurs offres d’emploi en Thaïlande qui me convenaient. Mais la raison m’a rattrapé. En 2008 j’aurai mes 15 ans de fonction publique, ce qui me permettrait d’obtenir la pension de l’Education Nationale à 60 ans. Autant attendre un petit peu et sécuriser un minimum de retraite. Mais après, c’est sûr, au premier emploi disponible en Thaïlande, je pars !

2007 Sarkozy est élu Président. Dès le début de son mandat, il parle d’un projet de loi, indemnisant d’une prime pouvant aller jusqu’à deux ans de salaire, pour inciter des fonctionnaires à démissionner. Tiens, tiens, tiens je comptais déjà partir, mais si je peux démissionner avec un pécule en plus, pourquoi pas ?

Et là, l’attente commence… Passage de la loi à l’assemblée. Attente… Signature du décret d’application par le Ministre. Attente… Rédaction des modalités d’application par le Recteur… Attente… Ca y est c’est publié, et on est juin 2009 déjà… ! Je fais dans la foulée ma demande d’estimation du pécule… Attente c’est les vacances, puis la rentrée 2009/2010, je reprends les négociations. Attente, attente… Bref après de multiples transactions, mi février 2010 on me fait une proposition de 18 mois de salaire ! Bingo, je signe, démission effective fin mars,  le pécule m’est versé fin avril, le 5 Mai 2010 je débarque à Bangkok ! HEUREUX !

Enfin expatrié en Thaïlande.

Installé à Bangkok, muni d’un visa Education (ED), j’entame les cours pour apprendre la langue thaïe. Maintenant j’ai du temps devant moi pour approfondir mes recherches d’emploi à Bangkok, étudier le marché de l’emploi en Thaïlande. Mes amis thaïs m’apportent d’autres informations importantes sur le format de rédaction d’un cv et d’une lettre de motivation en Thaïlande

Novembre 2010, je regarde en streaming sur feu MégaVidéo, un ancien reportage de Capital ou Zone Interdite traitant le sujet des personnes qui gagnaient leur vie sur le net.

Naissance d’expatriation-en-Thaïlande.

Diplômé en Télécommunication, Professeur d’informatique pendant 19 ans, je me dis que j’ai les compétences pour tenter de vivre en travaillant sur le net aussi. Je lance en décembre 2010 www.thai-style-life.com.

Ce site me sert de laboratoire pour expérimenter toutes les informations, que je découvre et apprends au fur et à mesure, sur le web-marketing, le copywriting, la publicité, l’affiliation… Je comprends alors l’intérêt d’un blog en complémentarité d’un site web, et crée www.expatriation-en-thailande.com en Mars 2011.

Suivez la suite des aventures de Laurent et de son expatriation en Thaïlande dans le prochain article. Au programme, le B.A. BA de l’emploi en Thaïlande.

Vous souhaitez vous expatrier ou travailler en Thaïlande? Vous êtes déjà en Thaïlande et avez des expériences à partager? Posez vos questions et racontez moi vos anecdotes dans les commentaires.

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  1. LaurentDeBangkok
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    Tout d’abord je voudrais dire un grand Merci à Kevin, c’est un véritable honneur d’être publié ici, et de me lire chez toi 😉
    @ Julie : Non, il y a des emplois réservés de par la loi pour les Thaïlandais. Par exemple chauffeur de taxi, coiffeur… Mais rien n’empêche d’ouvrir un salon de coiffure du moment qu’on ne coupe pas les cheveux!!!
    Mais il y a quand même des débats (politiques) pour ouvrir ces emplois aux étrangers, mais rien ne spécifie si cette ouverture concernera tous les étrangers ou seulement ceux issus de l’ASEAN…!

    • kevin
      Répondre

      De rien, c’est un plaisir de lire ton histoire, je pense qu’elle va surement en aider plus d’un, moi le premier 😉

  2. Eric
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    Super Laurent, ton récit est riche de tes souvenirs et de ta motivation à vivre au pays du sourire.
    Au plaisir de te revoir

  3. Damien
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    Whoua! L’article est énorme mais très instructif 🙂 Je voulais aussi travailler en Thaïlande de façon à rester plus longtemps légalement mais je me suis vite fais rejeter puisque je ne parler pas la langue :/

  4. Anta
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    Bonjour,

    Excellent article de Laurent et merci à toi Kevin de l’avoir publié.
    J’ai adoré d’autant plus que cet article rejoint la thématique de mon blog: nos histoires de vie.
    J’y parle aussi d’expatriation car j’ai vécu des expériences similaires à celles de Laurent dans l’expatriation.
    Laurent, entre autres, aide les gens à trouver des solutions pour aller vivre en Thaïlande.
    Dans mes articles, j’évoque des aspects plus… personnels de mes expatriations (pas encore en Thaïlande 🙂 ) et qui peuvent être utiles à tous ceux qui veulent partir.

    @ Damien: apprendre la langue d’un pays où on souhaite vivre me parait la 1ère chose à faire presque avant sa valise.
    Mais il y a tellement d’autres choses à apprendre pour débarquer dans un nouveau pays et y vivre qu’il faut une bonne dose de motivation, un grain de « folie » et du courage.

    Qui dit le contraire ? 🙂

    Bonne chance à tous ceux qui veulent partir.

    Anta

    • kevin
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      Salut Anta,

      Même si je ne suis pas expatrié je confirme pour le grain de folie. Et quand même tu as tous prévu, rien de ne se passe comme on l’avait imaginé. Partir s’expatrier est une aventure en soi.

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